Aperçu du secteur financier

Paysage économique

L’Ouganda a réalisé des performances économiques appréciables au cours de la récente décennie. Entre 2010 et 2017, le taux de croissance annuel moyen était de 5,15%, supérieur à celui de l’Afrique sub-saharienne (3,87%). Cette croissance a été tirée par les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC), les services financiers et le transport auxquels s’ajoutent la production manufacturière et l’agriculture. Le pays dispose également d’abondantes ressources naturelles (pétrole, en gaz et en minéraux) ainsi que d’une faune diversifiée propice au développement de l’industrie touristique. Cependant, plusieurs défis majeurs doivent être relevés par l’économie ougandaise, notamment la faible productivité du secteur agricole et du secteur privé. L’agriculture, principale source de revenus de la majorité de la population, représente plus de la moitié des exportations et environ le quart du Produit Intérieur Brut (PIB). Cette activité emploie 70% de la population à prédominance jeune. L’environnement des affaires s’est relativement dégradé, au regard du classement Doing Business de la Banque mondiale. Classé 122ème en 2010, le pays s’est retrouvé à la 127ème position sur 190 pays en 2018, soit une perte de 5 places. Un second plan national de développement a été élaboré pour la période 2016-2020, l'objectif étant de propulser l’Ouganda dans la catégorie des pays à revenu intermédiaire d'ici 2020, avec un revenu par habitant projeté supérieur à 1 000 USD.

Vue d’ensemble du secteur financier

Le secteur financier bancaire comprenait, en décembre 2017, 24 banques commerciales détenant ensemble 544 agences, 4 institutions de crédit disposant de 66 agences et 5 institutions de microfinance de dépôt avec un réseau de 78 agences. L’autorité de régulation du secteur financier bancaire est la banque centrale d’Ouganda.

Tableau Profil Financier Ouganda FR

 

Typologie des institutions financières

Le secteur financier non bancaire comprend les coopératives de crédit et d’autres types d’institutions de microfinance. Ces dernières sont placées sous la supervision de l’Autorité[1] ougandaise de réglementation de la microfinance (UMRA). Une typologie partielle du secteur est établie à partir des institutions exerçant sous la tutelle de l’UMRA et la banque centrale. En plus des 28 compagnies d’assurance vie et non-vie que compte le secteur financier non bancaire, Il existe une diversité d’autres acteurs notamment les opérateurs de mobile money et les institutions de protection sociale. Le marché des capitaux comprend 2 bourses de valeurs.

Une réglementation sur la bancassurance a été publiée en juillet 2017. Un règlement portant sur les activités bancaires islamiques a également été publié en février 2018, ouvrant la voie au lancement des premiers produits financiers islamiques (FMI, 2019). Dans le cadre de la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, les autorités ont progressivement renforcé le cadre juridique et réglementaire y afférent, notamment à travers la loi de 2001 contre le terrorisme (amendée en 2017) et la loi de 2013 contre le blanchiment d'argent. Une Autorité de renseignement financier a également été créée dans ce cadre réglementaire pour superviser et assurer l’intégrité financière. En vertu de l’amendement de 2016 relatifs aux Institutions financières, le Fonds de protection des dépôts (DPF) est devenu une entité juridique distincte, sa gestion et ses opérations ont été confiées à la banque centrale.

Malgré ces importants progrès institutionnels, le secteur financier ougandais demeure peu développé. Le crédit bancaire au secteur privé qui, après s’être maintenu autour de 12% entre 2012 et 2015, demeure nettement en dessous de la moyenne subsaharienne[2] (21,3%), malgré les récentes hausses (13,4% du PIB en 2016). La capitalisation boursière[3] équivalente à 30,7% du PIB est également inférieure à la moyenne subsaharienne (46,7%). Les actifs des banques et des institutions financières non bancaires se sont respectivement établis à 18,7 et 5,2% du PIB en 2016.

Secteur bancaire

Structure du marché bancaire - À fin juin 2017, 3 banques d’importance systémique représentaient 42,8% du total des actifs du secteur bancaire. En progression depuis 2012, les actifs du secteur et se sont affichés à 26 528,1 milliards UGX (7,2 milliards USD), soit environ 27% du PIB. Cette hausse des actifs est principalement imputable à l’augmentation des prêts et avances et des avoirs en titres des banques.

Structure des crédits et dépôts du secteur bancaire - Les crédits bancaires au secteur privé se sont affichés à 11 661,6 milliards UGX (3,1 milliards USD), soit 11,8% du PIB en 2017. La récente baisse de la croissance des crédits est imputable à la réticence des banques commerciales à financer le secteur privé consecutive à la hausse des prêts non performants et à l’anémique croissance economique des 3 dernières années. Les crédits bancaires sont majoritairement octroyés aux secteurs de l'immobilier, au commerce et aux ménages. En fin 2017, les dépôts répresentant 83,2% du total passif des banques, se sont affichés à 18 181,1 milliards UGX (4,9 milliards USD). Ils proviennent majoritairement des dépôts de détail, des titres financiers et des financements de gros constitués des emprunts non garantis sur le marché interbancaire intérieur et de ceux contractés sur le marché des swaps de devises.

Taux d’intérêt créditeurs et débiteurs - Le resserrement de la politique monétaire entre 2014 et 2017 visait la résorption les pressions inflationnistes. Conformément à l’évolution du taux directeur, le taux débiteur moyen, est parti à la hausse entre 2015 et 2016 (22,6 et 23,9% respectivement) avant de baisser en 2017. La réduction du taux directeur de 12% en 2016 à 9,5% en 2017 visait un assouplissement de la politique monétaire en vue de l’accroissement du crédit bancaire. Le taux débiteur moyen a, dans son évolution, reflété une trajectoire similaire à celle du taux débiteur.

Solidité financière du secteur bancaire - Le secteur bancaire est resté bien capitalisé, le ratio d’adéquation des fonds propres et celui de la solvabilité de base (Tier I) étant conformes aux minima réglementaires, 12% et 8% respectivement, entre 2012 et 2017. La liquidité bancaire est demeurée satisfaisante, le ratio de liquidité en constante hausse s’étant maintenu au-dessus du minimum réglementaire (20%). La qualité des actifs s’est toutefois progressivement détériorée entre 2014 et 2016, les prêts non-performants ayant atteint leur plus haut niveau en 2016 (10,7%). Les créances non recouvrables ont plus que doublé entre 2015 et 2016, passant de 573,4 à 1 203,2 milliards UGX (327 millions USD). En 2017, les autorités ont annulé un stock de 289 milliards UGX (78,3 millions USD) de crédits non performants et procédé à la fermeture de Crane Bank dont les prêts non performants représentaient 46,9% du total du secteur. Les prêts non performants de l’agriculture et du commerce représentaient la majorité des prêts non performants du secteur bancaire à fin 2017.

Inclusion financière

Les autorités mettent en œuvre une stratégie quinquennale d'inclusion financière (2017-2022) en vue d’améliorer l'éducation financière, de développer l'infrastructure de crédit et de promouvoir l'épargne formelle, les investissements et les assurances, tout en assurant la protection des consommateurs. Les résultats de l’enquête Finscope (2018) révèlent que 78% des adultes ougandais (soit 14,4 millions de personnes) sont financièrement inclus, tant au plan formel qu’informel, dans l’utilisation des services d’épargne, de crédit, d’assurance et de paiement. Plus de la moitié des adultes (59,2%) disposaient d’un compte en 2017, soit une hausse de 33,3% par rapport à 2014, et un niveau nettement au-dessus de la moyenne subsaharienne (42,6%).

Plusieurs facteurs ont contribué à l’amélioration de l’inclusion financière en Ouganda, notamment une réglementation adaptée, en l’occurrence l’amendement de 2016 relatif aux institutions financières et la réforme du Fonds de protection des dépôts. L’accès aux services financiers a aussi bénéficié du développement de la bancassurance et de l’augmentation progressive des agences bancaires et des distributeurs automatiques de billets dont les effectifs ont respectivement atteint 544 et 821 en 2017 contre 496 et 714 en 2012. Les obstacles liés à l'offre relèvent notamment du manque de proximité des banques commerciales, la non-disponibilité des services offerts par les coopératives d’épargne et de crédit dans les communautés résidentes et les services d'assurance considérés comme inaccessibles.

Secteur de la microfinance

La loi de 2016 sur les institutions financières Tier 4 et les prêteurs d’argent a pris effet en juillet 2017. La typologie du Tier 4 mise en œuvre par ce cadre réglementaire inclut un ensemble d’institutions non régies par la banque centrale, notamment les coopératives d’épargne et de crédit, les IMF non autorisées à collecter les dépôts (IMF Tier 4), les groupes d’entraide et les IMF communautaires. Ces dernières sont réglementées par l’Autorité ougandaise de réglementation de la microfinance (UMRA).

Le secteur de la microfinance comprenait en 2017, 5 IMF de dépôts, 70 IMF Tier 4, 1900 coopératives d’épargne et de crédit et des services communautaires informels de microfinance, notamment les associations villageoises d'épargne et de crédit (VSLA[4]), les associations rotatives d'épargne et de crédit (ROSCA[5]) et les clubs d'investissement et d'épargne. Les banques commerciales interviennent aussi dans ce secteur, bien que leur participation soit relativement limitée.

Les actifs des IMF de dépôt ont atteint 469,8 milliards UGX (127,6 millions USD) en 2017 tandis que les fonds propres ont plus que doublé, passant de 66,8 milliards (18,2 millions USD) en 2012 à 153,3 milliards (41,7 milliards USD) en 2017. Entre 2012 et 2017, les IMF de dépôt sont restées bien capitalisées, les fonds propres ayant été maintenus à un niveau supérieur au minimum réglementaire de 500 millions UGX (135 857 USD). Les ratios d’adéquation des fonds propres et de solvabilité de base se sont respectivement affichés à 41,9 et 38,5% en 2017. Cependant, les prêts non performants ont continuellement augmenté pour s’établir à 5,3% en 2016 avant de baisser à 5% sous l’effet des efforts de recouvrement et de gestion des risques de crédit. Les IMF de dépôt sont restées liquides, le ratio de liquidité s’étant établi à un niveau conforme au minimum réglementaire de 15%. La rentabilité est quant à elle restée positive malgré la baisse observée depuis 2014.

Les IMF de dépôt disposent d’une capacité de concurrence limitée, en raison de leur nombre relativement restreint, une situation aggravée par le fait qu’une seule d’entre elles détiendrait plus de la moitié des prêts et des dépôts. Cette situation est exacerbée par l’impossibilité pour ces dernières de participer directement au système de compensation en raison de la réglementation en vigueur, bien qu’elles soient sujettes à la supervision prudentielle exercée par la banque centrale. En outre, malgré leur potentiel dans l'amélioration de l'accès aux services financier des populations à faible revenu et en particulier les petits agriculteurs, les coopératives d’épargne et de crédit sont peu compétitives et souffrent du déficit de confiance des adhérents, consécutif aux problèmes récurrents de mauvaise gestion signalés. La réglementation dans le domaine demeure encore faible, la comptabilité tenue par certaines coopératives est défaillante et le personnel employé est généralement sous qualifié. Plusieurs initiatives de renforcement des capacités de ces coopératives d’épargne ont été initiées par le gouvernement ougandais, notamment le projet d'inclusion financière dans les zones rurales (PROFIRA[6]) et l'Alliance ougandaise de coopérative (UCA[7]).  

Finance numérique

Un ensemble de textes existe et porte sur la réglementation des activités de certaines entités intervenant dans ce secteur. Il s’agit notamment de la loi portant sur les activités de la banque centrale, la loi de 2004 régissant les activités des institutions financières, la loi de 2010 relative aux contrats, celle de 2011 portant sur les activités relatives aux transactions électroniques, les abus informatiques, les signatures électroniques, et la loi de 2013 relative au blanchiment d’argent. L’Ouganda a mis en place une politique nationale relative aux systèmes de paiement qui a été approuvée le 22 décembre 2017. Cette politique vise à promouvoir la sécurité et l'efficacité des systèmes de paiement en Ouganda. Les principaux systèmes de paiement comprennent le système de règlement interbancaire ougandais (UNISS[8]), le système de compensation électronique (ECS[9]) et les services de paiement par mobile. Les règlements interbancaires ont enregistré 793 230 transactions en 2017, pour une valeur globale de 298 900 milliards UGX (81,3 milliards USD), soit une hausse respective de 9% en volume et 12,8% en valeur par rapport à 2016. En 2017, le sous-secteur du mobile money comptait 7 fournisseurs[10] de services pour 23,4 millions de clients enregistrés, en hausse de 8,4% par rapport à 2016. La valeur des transactions a atteint 63 100 milliards UGX (17,2 milliards USD), soit une hausse de 44% par rapport à 2016. L’interopérabilité du secteur est favorisée par la technologie de commutateur réseau (Interswitch[11]). Dix-sept (17) institutions[12] financières étaient connectées au réseau Interswitch, fournissant à leurs clients un accès partagé à un réseau de 477 guichets automatiques.

Bien que l’accès des consommateurs aux systèmes de paiement se soit amélioré en raison des avancées enregistrées dans le mobile money, les paiements en espèces continuent de prédominer dans les règlements de transactions en Ouganda, avec un taux d’utilisation d’environ 80%. La concentration dans le système de règlement interbancaire demeure assez importante, 4 banques représentant 60,4% du total des paiements en juin 2017. Les banques d’importance systémique représentaient respectivement 33% et 34 % des transactions en volume et en valeur des règlements interbancaires. Un certain nombre de risques opérationnels est mis en avant, notamment les questions de fraude récemment signalées dans le secteur du mobile money, mettant en exergue les faiblesses du système en matière de protection des consommateurs. Enfin, Il n’existe pas de loi à part entière pour la surveillance des systèmes de paiement en Ouganda, les actions de la banque centrale en la matière étant actuellement limitées. Le corpus réglementaire existant ne traite pas de façon effective les contraintes liées au fonctionnement ou au développement des systèmes de paiement.

Financement des PME

Les micro, petites et moyennes entreprises (MPME) en Ouganda sont largement concentrées dans les zones urbaines et opèrent dans différent secteurs d’activité notamment l’hôtellerie, le commerce de gros et de détail, l’agriculture et les technologies de l’information et de la communication. Elles évoluent majoritairement dans le secteur informel et sont constituées pour la plupart, de jeunes entreprises (1 et 5 ans d’existence) tandis que moins de 10% d’entre elles sont en activité depuis plus de 20 ans. La plupart des MPME sont des entreprises individuelles représentant 43% du total. Le financement des PME demeure problématique. Selon les enquêtes de 2013 conduites par la Banque mondiale, seulement 8,1% des entreprises déclarent bénéficier des apports bancaires pour le financement des investissements. Ce taux est encore plus bas pour les petites entreprises (5,4%). En plus du coût élevé de l’emprunt, la majorité des produits financiers sont conditionnés par d’importantes garanties immobilières. Les prêts à l'agriculture sont majoritairement octroyés par les banques, mais ce segment ne représente que 8% en moyenne de leurs portefeuilles.

Secteur des assurances

Le secteur est réglementé par la loi de 2017 sur les assurances et supervisé par l’Autorité de régulation des assurances (IRA[13]). Les 28 compagnies d’assurance présentes en 2017 étaient composées de 19 compagnies d’assurance non-vie et 9 compagnies d’assurance vie. Vingt-cinq (25) de ces compagnies appartenaient à des groupes étrangers. Le secteur enregistrait en outre 6 organismes en gestion de santé, 34 courtiers en assurance, 22 experts en sinistre et 2 006 agents. Douze (12) agréments ont été octroyés dans le cadre des activités de bancassurance.

Le produit des primes émises brutes s’est établi à 728,5 milliards UGX (197,7 millions USD) en 2017, soit une hausse de 14,75% par rapport à 2016. L’assurance non-vie domine le marché et représente 69,63% du total des primes brutes émises en 2017. Les parts respectives de l’assurance vie et des organismes en gestion de santé étant respectivement de 23,13 et 7,24%. Les actifs nets du secteur ont augmenté de 15,6% entre 2016 et 2017, passant 410 (111,3 millions USD) à 474 milliards (128 millions USD).

Le taux de pénétration de l’assurance demeure faible, 0,81% en 2017. Les produits d'assurance formelle sont peu utilisés, les adultes ougandais préférant une couverture informelle telle que l'adhésion à des systèmes de santé communautaires, des sociétés funéraires et des groupes d'épargne communautaires qui offrent une assistance financière aux membres en cas de besoin. En outre, bien que la plupart des adultes tirent leur revenu de l’agriculture, les souscriptions d’assurance récolte ou bétail sont inexistantes. Des risques de fraude sont par ailleurs signalés dans le secteur et le régulateur a indiqué son intention de passer à une surveillance basée sur les risques.

Le marché du capital-investissement

L’Autorité des marchés financiers est responsable de l’octroi de licences relatives aux activités sur le marché du capital-investissement et de la surveillance de la bourse d’Ouganda. L’activité sur le marché des actions nationales est dominée par les investisseurs institutionnels étrangers, ces derniers représentant plus de 80% des échanges de la bourse. Les actions cotées à la bourse de l’Ouganda concernent huit sociétés locales et huit sociétés de la bourse de Nairobi (NSE). Sur les huit entreprises cotées localement, quatre sont des entreprises du secteur financier (trois banques commerciales et une entreprise d'assurance), les autres opérant dans les secteurs de l'énergie et des services. Une deuxième bourse des valeurs (ALTX East Africa Limited) a été lancée en juillet 2016. Toutefois, elle ne fonctionne pas à pleine capacité et les acteurs qui y interviennent sont en nombre limité.  

Un plan directeur de transformation sur une période de 10 ans a été lancé en juin 2017 par l'Autorité des marchés des capitaux (CMA[14]), dans le but de doter le secteur d’une orientation stratégique. Le volume total des actions échangées a reculé de 9,7% en 2017, passant de 1 230,7 millions en juin 2016 à 1 111,1 millions en juin 2017. La capitalisation boursière intérieure s’est établie à 4 300 milliards UGX à la fin de juin 2017, soit une baisse de 6,0% par rapport à juin 2016. Le total des fonds sous gestion du secteur s’est établi à 2 062 milliards UGX (559,1 millions USD) en juin 2017, en hausse d’environ 33% par rapport à 2016. Les trois principaux gestionnaires de fonds contrôlaient 80% du total des actifs sous gestion en juin 2017. La ventilation des actifs sous gestion par classe d’actif fait ressortir la prédominance des investissements dans les obligations d’État, soit 58% du total des actifs sous gestion.

Le pays se classe au 13ème rang des marchés obligataires africains selon l’Initiative des Marchés Financiers Africains (IMFA).

La sécurité sociale

Le système de prestations de retraite en Ouganda est constitué de plusieurs programmes.  Des subventions d'assistance sociale pour l'autonomisation sont attribuées aux personnes vulnérables âgés de 65 ans et plus qui reçoivent une allocation mensuelle de 25 000 UGX sur la base de ressources provenant du gouvernement et des partenaires au développement. Le secteur comprend une Caisse nationale de sécurité sociale (NSSF[15]) qui est un régime contributif obligatoire pour tous les employeurs et employés et un régime de pension de la fonction publique (PSPS[16]), ce dernier fonctionnant selon un régime à prestations définies, géré par le ministère de la fonction publique et financé directement par les recettes fiscales du gouvernement. Un régime de retraite des forces armées existe et est entièrement financé par les recettes fiscales du gouvernement. Les employés du parlement bénéficient d’un régime de retraite sur la base de cotisations définies bénéficiant d'une garantie par le gouvernement. La sécurité sociale comprend en outre des systèmes volontaires composés de régimes professionnels complémentaires mis en place par les employeurs et généralement contributifs, et de régimes individuels (non-employeurs) mis en place pour couvrir les travailleurs du secteur informel ou les travailleurs indépendants.

Le total des actifs du secteur, à fin décembre 2017, s'élevait à 10 040 milliards UGX (2,7 milliards USD), soit 10% du PIB. Le secteur est dominé par la NSSF représentant, en juin 2016, 86% du total des actifs. Le portefeuille total d’investissements du secteur s’est établi à 9 900 milliards UGX (2,6 milliards USD), soit une hausse de 23% par rapport à 2016. Il est dominé par les titres publics et actions cotées dont les parts en 2017 étaient respectivement de 71,1 et 15,4%.

La loi de 2011 relative à l’Autorité de régulation oblige les acteurs agréés à respecter l'allocation d'actifs prescrite pour une diversification appropriée des investissements. En 2016, L’approche de supervision basée sur le risque a été introduite en 2016 par l’Autorité de régulation afin de mieux identifier les risques potentiels encourus par les différents régimes.

 

[1] Uganda Microfinance Regulatory Authority (UMRA).

[2] Selon la Banque mondiale (2018), Global Financial Development Report 2017/2018. Les données reportées dans

ce rapport sont celles de 2013-2015.

[3] Seules les données de 2012 sont disponibles pour l’Ouganda. Celles concernant l’Afrique subsaharienne sont relatives à la période 2013-2015, conformément au rapport 2017/18 sur le Global Financial Development de la Banque mondiale.

[4] Village Savings and Loans Associations (VSLAs).

[5] Rotating Savings and Credit Associations (ROSCAs).

[6] Project for Financial Inclusion in Rural Areas (PROFIRA)

[7] Uganda Cooperative Alliance (UCA)

[8] Uganda National Interbank Settlement System

[9] Electronic Clearing System

[10] Ces 7 fournisseurs de services se répartissent en quatre (4) opérateurs de réseau mobile qui sont : MTN, Airtel, Africell et Uganda Telecom à travers M-Sente) et trois (3) opérateurs de réseau non-mobile (M-cash, Ezee Money et Micro-pay).

[11] Interswitch est une société de technologie financière offrant une inter-connectivité entre banques, réseaux d’argent mobile et autres fournisseurs de services financiers.

[12] Ces 17 institutions comprenaient 13 banques commerciales, 3 institutions de crédit, 1 IMF de dépôt et 2 opérateurs de réseau mobile (M-cash et MTN).

[13] Insurance Regulatory Authority

[14] Capital Market Authority

[15] National Social Security Fund (NSSF)

[16] Public Service Pension Schemes (PSPS)

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Source

En bref

Population (2017): 42 862 960
PIB par habitant (USD courant) - 2017 - (Moyenne mondiale:10 721,61): 606,47
Population détenant un compte dans une institution financière (%) (age: 15+) - (2014 vs 2017): 44% | 59%
Crédit dédié à l'agriculture (Agriculture, foresterie et pêche) / Part de l'agriculture dans le PIB (2015): 0,40 (2015)
Stratégies d'inclusion financière: National Financial Inclusion Strategy 2017-2020 EN
Crédit domestique fourni par le secteur financier (% du PIB) - 2017: 23,16
Paiements numériques effectués ou reçus au cours de l'année précédente (% age 15+) (2014 vs 2017): 40% | 55%
Transferts d'argent reçus en % du PIB - 2017: 0.043
Taux d'intérêt hypothécaire / Durée du prêt hypothécaire (années): 18% | 25 ans

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